Fondateur de Courir à
Meymac, il a pourtant commencé la course en solitaire.
Ce corrézien épris
de nature sauvage voit son avenir en grands ... espaces.
Après les gratte-ciel
de New York, il va mainteant se faufiler entre les sommets de
nos montagnes françaises.Voici quelques confidences de
...
|
|
WebM:
sylvain, ça fait si longtemps que l'on te voit sur les
courses que l'on pourrait croire que l'athlé est né
avec toi. Peux-tu nous parler de tes premières foulées
?
Sylvain: j'étais
minime lorsque j'ai participé à ma première
compétition, un 10 km dans mon village à Ayen
organisé par Gerard Couloumy. Dans ma catégorie
je gagnais souvent, c'était motivant. J'avais déjà
l'esprit de compétition qui ne m'a d'ailleurs jamais
quitté depuis.
WebM:
Quel est ton meilleur souvenir de tes débuts de routard
?
Sylvain:
Ma première longue distance en 1992 : les 50 km de St
VIT dans le Jura en 4h20'04'' suivi de mon premier marathon
à Lyon en 1993 . Et oui, je n'étais pas en club
et je faisais un peu n'importe quoi ! je suis très vite
tombé amoureux des longues distances.
WebM:
Et très vite tu t'es orienté vers les courses
" nature ". Quelles étaient tes motivations
?
Sylvain:
Passionné par la faune, la flore, la montagne je prends
énormément de plaisir à courir en nature.
Une ambiance complètement différente des courses
sur routes. Une envie d'aventure, de défi et de s'offrir
une part de rêve tout en se mesurant à soi même.
WebM:
Peux-tu nous parler de ton expérience cet été
à la Plagne sur la 6000D ?
Sylvain:
C'était magique ! Pour l'instant, ma plus belle course.
Un paysage inoubliable, la distance, le gros dénivelé,
la difficulté (j'aime en baver). Ce fut mon premier trail
de montagne, je ne l'ai pas suffisamment préparé
car il faut faire de la borne et de grandes sorties en montagne
pour pouvoir avaler le dénivelé le jour J. En
plus j'ai chopé un rhume la semaine précédente.
Un fabuleux effort contre soi même mais aussi contre la
nature. Et puis en montagne on est parfois dans les nuages et
on a l'impression que l'on pourrait presque toucher les étoiles
WebM:
Comment tu as vécu ton premier marathon ?
Sylvain:
J'avais 21 ans, c'était pour moi l'épreuve mythique.
Personne pour me conseiller, je l'ai fait sans entraînement
particulier en 3h19' 40'' Je pense que sur la ligne d'arrivée
je devais être aussi heureux et euphorique que le premier
! Malgré mon engouement pour le long, j'ai vite compris
qu'il fallait que je me préserve et avant tout qu'il
fallait que je progresse sur des distances plus courtes. Mais
aujourd'hui je me lâche et je veux me faire plaisir sur
du long, voir de l'Ultra .
WebM:
Est-ce que cela t'a motivé pour repartir à nouveau
à l'assaut de New York ?
Sylvain:
New York faisait avant tout partie d'un projet au sein de mon
travail. Le défi était, entre autres, de préparer
des personnes qui n'était pas prédisposées,
en raison de leurs handicaps, à participer à ce
genre d'épreuves. Nous avons d'abord couru Paris et ensuite
New York. J'ai couru Paris dans un souci de performance en réalisant
2h44'03 '' et New York en "touriste" en 3h02'09 ''.
WebM:
quelles sont tes impressions après ce parcours mythique
?
Sylvain:
Un très bon souvenir, une ambiance de feu. C'est le Marathon
du toujours plus ! plus de coureurs, plus de spectateurs, plus
d'argent ce qui en fait certainement le plus grand. C'est sympa
mais personnellement j'éprouve davantage de plaisir sur
un trail.
WebM: en
dehors de la course, quels sont tes sports favoris ?
Sylvain:
Les activités de pleine nature, la rando, le vtt, le
ski de fond, les sports d'endurance en général.
Je m'amuse aussi beaucoup avec un cerf volant. Sinon une bonne
bière devant un match de rugby ya pas mieux pour une
bonne récup.
WebM:
Tes loisirs préférés ?
Sylvain:
A part le sport, c'est la musique et les films. Je suis assez
friand de dvd.
WebM: Ton athlète préféré,
ton plat préféré, le dernier livre, le
dernier film au ciné
?
Sylvain:
Diagana pour ses performances,
sa simplicité, sa sympathie. Je crois que je pourrais
manger des pâtes matin midi et soir. Mon dernier bouquin
: "Halte aux jeux" d'Albert Jacquard. Mon dernier
film (en dvd) : A history of violence
WebM:
Un message à faire passer aux élans ?
Sylvain:
essayez le trail, les courses en montagnes, rentrer dans le
moule d'une course rustique et impitoyable sur le plan physique
et mentale. Vous verrez c'est magique !
WebM:
Une autre remarque ?
Sylvain:
Continuez, courez, faites-vous plaisir
et sportez vous bien !
|
|
L'athlète
en OR
Elle a débuté
l'athlé à 9 ans en novembre 1991 sous les couleurs
des SAM Guéret. Sa première compétition
s'est alors soldée par une modeste 12° place au cross
du Capo à Limoges.
Sous la conduite de Guy
Wemelle, puis de Régis Latour elle a gravi les échelons
un à un pour se qualifier à ses premiers championnats
de France de 1500 m à Dreux (9° en cadette).
Pour sa troisième
saison avec le maillot de l'Elan,
Anne
Laure PEYNE
vient d'atteindre le haut
niveau national en remportant la médaille d'or aux 1/2
finales du championnat de France de cross à Anglet et
en prenant la 9° place des "élites" de
1500 m en salle à Aubière.
Voici quelques unes des
réflexions livrées par ALP lors du week-end passé
à Challans en Vendée.
|
|
Le
portrait en question:
WebM:
Anne Laure, je sais que tu n'aimes pas trop te mettre en avant,
mais à Clermont où tu fais tes études, tout
le monde dit que tu es une bosseuse, peux -tu nous en dire un
peu plus ?
ALP:
C'est simple, cette année mon emploi du temps se résume
à un réveil très tôt le matin et à
un coucher souvent après minuit. J'essaie de caser l'entraînement
et un peu de récup dans ces journées à rallonge.
Je suis en "master 1 Staps" "exercice sport santé
et handicap. Actuellement j'effectue un stage de recherche en
biomécanique muscu et physio.
WebM:
à Anglet, tu paraissais très à l'aise, était-ce
une simplement une impression ?
ALP:
Je suis partie dans l'inconnu car, sans opposition à Egletons
et après l'annulation des régionaux, je n'avais
pas de repères autres qu'un bon 1500 m en salle. Mais le
cross c'est autre chose et j'ai toujours du mal sur les parcours
difficiles. Heureusement à Anglet, la pelouse était
belle. Après 500 m de course, j'ai ressenti de bonnes sensations
et je n'ai pas eu de difficulté à imposer mon rythme
à Aurélie Casado et à Isabelle Guillot, pourtant
deux internationales. Dans le dernier kilomètre, j'étais
très confiante et j'ai attendu d'entrer sur les stades
pour placer un démarrage qui a été décisif.
C'était une grande joie après toutes les bornes
avalées cet hiver.
WebM:
à Aubière en revanche, cela a été
plus difficile ...
ALP:
Après ma 9° place (une de plus !) en finale, j'étais
très déçue car je me fais battre au sprint
pour un dixième de seconde et ça fait jamais plaisir
de perdre une place de vraie finaliste (ndlr: seules les 8
premières d'une finale courue à 12 sont considérées
finalistes). Mais tout se joue en série où je
cours comme une débutante. Pourtant mon coach m'avait sensibilisé
sur l'importance du placement à la corde, mais j'ai eu
peur de m'imposer face à des filles comme Maria Martins,
finaliste aux mondiaux. Résultat, je me qualifie en 4'42''
mais en ayant couru au deuxième couloir et avec une bonne
dizaine d'accélérations inutiles. Et ça je
l'ai payé en finale face à des adversaires pour
la plupart plus fortes que moi sur le papier. Mais, avec le recul,
c'est une bonne expérience et puis, si on m'avait dit ça
au mois de novembre au début de la saison, je ne l'aurai
pas cru. Mais je suis tellement perfectionniste que j'ai du mal
à me satisfaire de mes courses.
WebM:
Parlons un peu des à cotés. Quelle est ton idole
dans le petit monde de l'athlé ?
ALP:
Je n'ai pas vraiment d'idole, à cause du doute qui plane
sur les performances avec toutes les histoires de dopage. Mais
j'aime bien une fille comme Julie Coulaud, la toute nouvelle championne
de France de cross. Je la côtoie depuis la catégorie
cadette et elle est très sympa. J'ai même de ses
nouvelles "en direct" de temps en temps. Après
son BTS obtenu l'an passé, elle a décidé
de s'investir à fond dans la course cette année
avec les conseils de Said Aouita. Et ça à l'air
de marcher. Sinon, peut-être qu'il ne faut pas chercher
trop loin: j'aime bien la mentalité de Dominique Sirieix.
Il est toujours de bonne humeur, il met l'ambiance au club et
puis, avec le palmarès qu'il a, il n'hésite pas
à venir faire les cross pour l'équipe même
en étant loin de son meilleur niveau. Là chapeau
! C'est d'ailleurs ce que j'apprécie à l'Elan où
il n'y a pas de grosses têtes et où chacun est apprécié
quel que soit son niveau.
WebM:
On m'a dit également que ces dernières semaines
avaient été difficiles pour ta ligne. Tu es très
gourmande et je crois même que je peux venir dîner
chez toi en étant certain de me régaler.
ALP:
Pas de problème. Un soho orange à l'apéro,
avec une grosse poignée de cacahuètes grillées
pour t'ouvrir l'appétit. Et alors, après tu goûteras
mon plat préféré: des aiguillettes de poulet
revenues avec des oignons, des champignons et du lait de coco.
Avec une sauce au soja et des nouilles chinoises... délicieux!
Tu pourras amener un petit Mombazillac "vendange tardive",
ça sera pas de refus.
|
Le
coureur aux semelles de vent
Sa carrière a débuté
tout doucement et en retrait de ses trois frères Dominique,
Daniel et Philippe. Puis, rapidement, il a sauté les étapes
vers le haut niveau, accompagné par son coach Pascal Simandoux.
Une 38° place au Mondial
de cross junior en Norvège, suivie par deux titres de champion
de France espoir de 1500 m l'ont propulsé au sommet de
la hiérarchie nationale au début des années
90.
Après quelques
années sur courant alternatif,
Il a fait un retour étincelant
en réalisant 2 h 34' 05' pour son premier marathon.
Nous l'avons rencontré
en compagnie de sa femme Nathalie qui elle aussi a porté
le maillot de l'Elan.
|

Jean Michel
SIRIEIX
|
| Le
portrait en question:
WebM:
Jean Mi, tout d'abord, félicitations pour la venue
de Noa, le petit frère de Mattéo ; mais avant
de parler de ses premiers pas, peux tu me parler des tiens
dans le monde de la course à pied ?
jmS:
En fait, mes premiers pas dans l'athlétisme étaient
orientés vers le saut à la perche !! et c'est
parce que mes frères Domi et Phiphi sont venus à
l'élan que je les ai suivi : sans grande conviction
d'ailleurs !!!
Nath
:
C'est tout jean-mi, ça, il fait d'abord les choses
en rechignant, et reconnaît après, y trouver
son compte : "râleur par principe " : je lui
dit souvent !!
WebM: Quel est la première
compétition qui t'a marqué et peut-être
donné le goût de persévérer ?
jmS:
Je pense que c'est les interrégionaux minimes sur piste.
j'avais couru le 3000 en 9'48'' je crois. Jusqu'alors je pensais
n'avoir aucune qualité pour le demi-fond. L'année
précédente Philippe avait, lui réalisé
9'44'' (au même âge), et je me souviens que tout
le monde avait parlé d'une bonne performance. Je me
suis dit alors que peut-être ça valait la peine
d'essayer.
Nath
: Si
je peux rajouter quelque chose, moi c'est les championnats
de France espoirs du 1500m à Montgeron. que d'émotions
!! tu te souviens Sim, on y était tous les trois ?
WebM:
Après
plusieurs années passées en marge de l'athlé
de haut niveau, qu est-ce qui ta donné envie de faire
ton retour en cross ?
jmS:
C'est au départ, uniquement pour accompagner Domi au
marathon de Grenoble que j'ai repris le chemin des stades.
dans le cadre de cette prépa nous avons couru le semi
du BUGUE. Je me suis senti bien et ça m'a re-motivé.
Nath
: Je
crois que ça ne leur passera jamais !!
WebM:
Comment tu as vécu ton abandon à Anglet ?
jmS:
Paradoxalement, assez bien !!! ce n'est que la seconde fois
en 15 ans de course à pied que j'abandonne, mais je
n'avais pas très envie de courir cet inter, car j'avais
pris la décision de ne pas participer aux France. Je
ne m'étais donc pas préparé mentalement
à souffrir et lorsque les jambes sont devenus lourdes,
je me suis arrêté. (je sais que ce n'est pas
un bon exemple à suivre !)
Nath
: En
plus sur un week-end de repos : partir aux inters je veux
bien, mais y aller pour " plier ", ah non !
WebM:
Est-ce que cela t'a motivé pour ton premier marathon
?
jmS:
Oui et non, en tout cas il était évident que
je n'abandonnerai pas deux courses de suite.
WebM:
Tu
réalises la meilleure perf de l'année sur la
distance alors que l'on attendait peut-être plus ton
frère qui s'était investi à 110 % dans
sa prépa.
Qu'est-ce que cela t'inspire ?
jmS:
En fait ce qui est le plus difficile dans le marathon, c'est
justement d'être capable de rester motivé tout
au long de la préparation et de s'investir à
fond.
Et ça Domi est capable de le faire et je lui tire mon
chapeau pour cette qualité là ! En ce qui me
concerne j'ai maintenant beaucoup de difficulté à
m'investir sur le long terme, je connais toujours des baisses
importantes de motivation. Cela a été le cas
pour Cheverny, et en plus c'est tombé sur une période
où j'avais beaucoup de boulot dans ma maison. Mais
je reconnais n'avoir pas été très sérieux
dans ma prépa !!! En ce qui concerne la perf de Domi,
je pensais moi aussi qu'il ferait mieux, tout simplement parce
qu'il m'a impressionné lorsqu'il m'a fait lièvre
à cheverny. Il s'est baladé pendant 25 bornes
dans le vent !!! il a d'ailleurs hésité à
continuer, et je crois que s'il l'avait fait, il aurait fait
mieux, même si le marathon reste une course aléatoire.
En tout cas je tiens à le féliciter car tout
le monde sait que " le grand " est un coureur instinctif,
et que la patience n'est pas sa qualité première,
il le sait aussi. C'est courageux d'avoir tenté l'aventure
du marathon alors qu'il sait qu'il n'est pas à son
avantage dans des courses de grand fond.
Nath
:
Cela m'inspire une petite réflexion : pour la prépa
de ce marathon on a refait le 1er étage de la maison
; à quand le prochain marathon ? non, parce que je
referais bien les combles maintenant. Par contre pas de troisième
bébé cette fois !!
WebM:
Après Cheverny, tu as été légèrement
blessé, comment va-tu maintenant et quelles sont tes
ambitions ?
jmS:
Physiquement tout va bien, même si je suis un peu fatigué,
car nos nuits sont hachés par les pleurs d'un petit
bout-d'chou d'a peine 2 mois.
En ce qui concerne mes ambitions, c'est sur que je vais préparer
un second marathon. je vais essayer d'être plus sérieux
cette fois, car il y a une perf que j'aimerais bien battre,
n'est-ce pas Coach ??? j'espère que pour ce prochain
marathon on fera le même avec Domi.
Nath
:
Ah c'est bon pour les combles, je commence à réfléchir
à la déco alors ?
WebM:
En dehors de la course, quels sont tes sports favoris ? En
premier lieu comme pratiquant et puis comme spectateur ?
jmS:
J'aime beaucoup pratiquer le tennis et le ski alpin (le snow-board
pour être plus précis). J'aime aussi le foot
et le VTT, mais comme loisirs, et non pas en compétition,
même si j'ai l'esprit de compète solidement chevillé
au corps ! En tant que spectateur, j'aime regarder le tennis,
le foot le rugby, le biathlon et le ski de fond. Par contre
je ne regarde que très peu, pour ne pas dire jamais,
d'athlétisme à la télé.
Nath
:
Vive le sport à la télé ! Là,
au moins il est d'accord pour repasser le linge en regardant
le tennis !!
WebM:
Tes loisirs préférés ?
jmS:
J'adore lire, écouter de la musique, surfer sur le
web ... pour lire les portraits des atlhètes de l'élan.
Mais le premier de mes loisirs c'est sans aucun doute ma famille,
ma femme et mes enfants. Je ne passe que très peu,
trop peu, de soirées chez moi, Alors j'essaie de les
savourer au maximum.
Nath
:
Bon là, si j'avais été ailleurs, la réponse
aurait peut être été différente
... !
WebM:
Ton athlète préféré, Ton plat
préféré, le dernier livre, le dernier
film au ciné
?
jmS:
Mon athlète préféré est Carl Lewis
car il a su rester au meilleur niveau durant des années
et il a également su allier la perfection à
l'élégance et à la puissance ! pour moi
c'est pas comparable avec les montagnes de créatine
que l'on voit maintenant. Et puis je ne peux pas oublier John
N'Gugi, un coureur que j'ai eu la chance de rencontrer lors
d'un championnat du Monde de cross. Mon plat préféré
à longtemps été le soufflé au
fromage que me préparait ma maman. Maintenant je suis
très friand des crumbles aux fruits rouges de Nathalie.
Pour le dernier livre j'ai relu " le parfum " de
Patrick Suskïnd juste après avoir lu le fameux
" Da Vinci Code " de Dan Brown. Dernièrement
j'ai emmené mon fils de 4 ans voir " l'âge
de glace II " au ciné, on a passé un super
moment.
Nath
:
Il a oublié de vous dire qu'il raffole de la brioche
au Nutella au petit déj, qu'il mange toujours les yaourts
deux par deux, et qu'il est capable de cacher un paquet de
bonbons pour que Mattéo ne les mange pas tous (ça
en fait plus pour lui !!) Donc pour éviter les conflits
père-fils (ça viendra bien assez tôt !)
je n'en achète plus.
WebM:
Un message à faire passer aux élans ?
jmS:
Oui, la course à pied est un sport exigeant mais qui
peut apporter beaucoup et pas seulement sur un plan sportif.
Il enseigne le goût de l'effort, la rigueur et la discipline
qui sont des vertus riches et utile dans la vie professionnelle.
De plus, même si la course est un sport individuel,
c'est parce qu'à l'élan il y a eu, et il y a
encore, un véritable esprit d'équipe et de camaraderie
que les résultats ont été au rendez-vous
durant toutes ces années.
Nath
:
Ah ! les stages à Saintes pour la St Sylvestre
|
|
Le
crossman de l'hiver

|
Invaincu
depuis le début de la saison de cross, Rémi
CARRIER est bien la révélation
de l'hiver. Une première victoire à Gourdon
avait laissé entrevoir les progrès du jeune
minime ussellois. Au cross d'UZURAT (photo) il n'a laissé
aucune chance à ses adversaires au terme d'un finish
étourdissant. Puis les épreuves scolaires
ont confirmé sa domination sur le cross régional
avec un nouveau succès aux Académies de
Saint Vaury. A Egletons, les départementaux lui
ont même permis de rester sur les talons des juniors
brivistes ! Affaire à suivre ....
Rémi
est né le 29 mai 1991 et réside à La
Courtine. Élève de 3° au collège
d'Ussel, il a fait ses débuts d'athlète à
l'Élan fin 2004 après avoir été
repéré au cross de son établissement.
Il a forgé sa condition physique lors des longues
marches dans la nature qu'il parcourt fréquemment
lorsqu'il accompagne les chasseurs de son entourage.
Cette
saison, il effectue régulièrement trois entraînements
par semaine avec une séance sur piste chaque jeudi
soir. Programme suffisant pour un minime 2 qui au printemps
dernier avait déjà laissé entrevoir
son potentiel en bouclant un 3000 m en 10' 16''. Et puis,
Rémi veille sur son jeune frère Florian qui
a lui aussi fait des débuts encourageants à
Egletons en prenant la 6° place de la course des benjamins.
Palmarès:
Saison
de piste 2005: 2'55''24 au 1000 m et 10'16''6° au 3000
m
Saison de cross 2006: Victoires à Gourdon, Limoges
Uzurat, Sédières, Saint Vaury et Egletons.
45° au championnat de France Unss à Caen.
|
|
|
L'athlète
de l'autome
|
Une épreuve
de relais marque chaque automne de son empreinte.
A Montsalvy dans le
cantal, la Ronde de la Chataîgneraie
rassemble les amoureux de la course populaire. Bien sur,
le résultat a son importance, mais il n'y a rien
d'autre à gagner qu'un beau week-end d'effort,
de gastronomie et de bonne humeur.
Un coureur de l'élan
a participé à 14 reprises à cette
belle course, c'est
Jean
luc LASSALE
A chaque fois il a
fait partager son plaisir de courir à ses copains
de l'élan ou d'autres clubs.
Voici quelques unes
des facettes de Jean Luc, coureur discret et attachant.
|
PORTRAIT:
je suis un fana de sport en général.
Mais bien sur, j'adore le foot, sport que j'ai pratiqué
pendant un moment jusqu'a mes 24 ans environ. Je suis un
inconditionnel supporter de l'AS Monaco FC depuis tout petit
et d'ailleurs j'espère qu'on va se sortir de la galère
actuelle (mais j'ai confiance car l'effectif est bourré
de talent et c'est obligé que la sauce prenne). Je
suis également un fana du tour de france. J'aime
tout dans le tour: les chronos, les étapes de montagne,
les paysages, les rivalités sportives entre coureurs.
J'ai été supporter de 2 coureurs. Tout d'abord,
Laurent Fignon et j'ai encore les 8 sec de 1989 en travers
de la gorge. Puis après, ce sont la hargne et la
combativité de Richard Virenque qui m'ont subjuguées
avec toutes ses belles victoires. Les
deux plus belles sont le ventoux en 2002 et bien sur Saint
Flour l'an passé. Enfin j'adorais Becker et Leconte
au tennis. Sans être un fou de formule 1, j'aimais
la hargne de Ayrton senna et le duel qui l'opposait à
Prost. En dehors du sport, j'aime me retrouver en famille
et revenir chez moi dans le sud cantal au Prat, endroit
magnifique avec ses espaces, ses vallées et le Lot
qui se jette dans la garonne (géographie apprise
à l'école communale du Prat). J'aime beaucoup
jouer à la belote et il m'arrive régulièrement
de faire des concours.
|
|
Mon meilleur
souvenir de course
à pied est sans aucun doute la ronde de la châtaigneraie,
course de cur à laquelle j'attache énormément
d'importance car c'est elle qui m'a fait connaître
la course à pied. C'est le seul évènement
qui me met dans tous mes états près de deux
mois avant. Et sur les 14 éditions auxquelles j'ai
participé, il n'y en a pas une qui me laisse un souvenir
moins bon qu'une autre et c'est ça que je trouve
beau. J'ai donc 14 meilleurs souvenirs en course.
Ah
si, deux autres souvenirs auxquels je repense souvent; Lors
des départementaux de cross à Masseret, je
distance le grand Christian Ulrich (pas le cycliste) et
Serge Bossavie en accélérant dans la dernière
bosse pour finir troisième derrière deux frangins
Sirieix. Et la même année quant je réalise
32m40s aux 10 km d'ussac et que je fais 3° derrière
Thierry Breuil et Séb Ravary et que je lache au 8ème
km Serge Bossavie. Ces deux courses ou je devance Serge
me laissent un beau souvenir d'autant plus que j'apprécie
beaucoup ce coureur.
Mes objectifs:
D'abord sur un plan collectif,
je souhaite qu'on aille le plus loin possible par équipe
en cross car ne l'oublions pas, l'athlé est un sport
collectif. Personnellement, j'aimerais rentrer dans les
35 premiers aux inter à Anglet. Ensuite, préparer
le semi marathon de Tulle et essayer, pourquoi pas, de tomber
mon record qui est de 1h12m20s. Et puis réaliser
aussi un bon 10 bornes même si je sais qu'il sera
difficile de descendre à ,ouveau sous les 33m.
ma course
préférée: je vous laisse
deviner .... la 19 éme édition de la ronde,
BIEN SUR !
|
|
L'athlète
de l'été
Cet été deux
jeunes filles ont porté les couleurs de l'élan
au plus haut niveau national.
Si l'on attendait Anne Laure
PEYNE au rendez-vous, la bonne surprise est venue de la
jeune cadette
Charlène
GORSE.
PORTRAIT:
J'ai commencé à courir vers l'âge de
neuf ans et dès le début j'ai aimé
le demi-fond. Peut-être grâce à mon père
qui faisait de l'athlé (il a même participé
au marathon de Londres). C'est l'an dernier en minime que
j'ai pris conscience de mes moyens lorsque j'améliorais
à chaque course mon record du 1000 m, sans beaucoup
m'entraîner je dois l'avouer. Je prends toujours beaucoup
de plaisir à faire mes footings avec mon père
et je ne monte sur la piste qu'une fois par semaine, ceci
afin de ne pas perdre de temps. Avec Anne Laure PEYNE, qui
m'entraînait cette saison, j'ai connu une nouvelle
progression et j'ai pu prendre plaisir en compétition
surtout sur le steeple qui est une discipline qui correspond
bien à mon caractère.
Mais attention,
pour moi l'athlé n'est qu'un loisir et j'aime bien
varier les plaisirs. J'écoute beaucoup de musique,
je vais souvent au ciné et surtout j'adore les sorties.
Avant les "france" de Charlety, j'avais d'ailleurs
plusieurs sorties prévues et j'ai fais un gros effort
pour me décommander. Mais je ne regrette pas car
ça c'est bien passé à Paris. Et puis
je me suis rattrapée au mois d'août...
Mes objectifs
pour la saison 2005-2006 sont simples. Avec Pascal, qui
prend le relais d'Anne Laure partie poursuivre ses études
à Clermont, nous allons essayer de réussir
la saison de cross. Ce n'est pas trop mon truc, mais comme
je devais être la seule finaliste des "france"
de piste à ne pas m'être qualifiée en
cross pour Angoulème ! Et puis, j'aimerai bien à
nouveau retrouver le top niveau sur piste avec pourquoi
pas un nouveau record du 1500 steeple ?
|
|

|
QUELQUES CHIFFRES:
Charlène GORSE, née le 24 mai 1989
Réside à Panazol
Lycéenne en première S.
Records personnels :
800m: 2'27"57 (Brive le 22 mai 2005)
1000m : 3'13"21 (championne du limousin Limoges juin
2004)
1500m: 5' 09"69 (Limoges le 11 juin 2005)
1500m steeple: 5'25"97 (6° championnat de france
Charléty le 28 juillet 2005)
Record du Limousin du 1500 m steeple
cadette: 5'25"97.
Vice championne du Sud-Ouest à Castres le 26 juin 2005.
|
Philippe EYMARD
Pour le premier athlète du mois, nous avons choisi de
mettre en avant les superbes performances qu'a réalisé
Philippe EYMARD cette année aussi bien en cross que sur
route. Je le remercie à nouveau pour le résumé
de sa carrière qu'il nous a fait parvenir de BESSINES
près de Niort.
MA CARRIERE ( par Philippe):
Je suis plutôt un spécialiste du 5000m-10000m,
car ce sont ces distances que j'ai le plus pratiquées
et où j'ai obtenu mes meilleurs résultats.
Il est difficile de porter ses records personnels tous au même
niveau, mais je dirais que celui qui caractérisait le
mieux mon potentiel est celui du 3000m, que j'ai couru en 8'
51" au meeting de Limoges en 1994.
Je suis un coureur assez complet puisque je pratique à
la fois route, piste , cross et marathon; bien que j'ai découvert
le marathon relativement tard.
Mon titre de champion du limousin de cross-country en 2005
a été un moment fort pour moi, ainsi que le titre
inter-régional obtenu par équipe à Soues
en 2005. Je garde également un souvenir particulier de
ma performance sur semi à Auch en 1994, où j'ai
tenu un rythme de plus de 18km/h pendant 17 km;
J'ai toujours pris également beaucoup de plaisir à
participer aux cross par équipes et aux interclubs sur
piste.
FICHE RECORDS ET PALMARES :
Philippe EYMARD , né le 16-02-1964 à Ussel
Clubs respectifs : JS Allonnes (1988) , CAPO Limoges (1990)
, ES Ussel (1992-1995) et (2001-2005)
Quelques dates :
1986 :Début en course à pied à 22 ans,
lors du service militaire , et après des études
d'ingénieur
1988 : 1ere licence aux JSA, début en cross-country
1990-1992 : découverte du triathlon, avec 5 victoires
en catégorie promotion (dont certaines devant des spécialistes
actuels de la discipline)
1995-1999 : Mise entre parenthèse de la course, mutation
professionnelle à Paris (pratique de simples footings
d'entretien)
2000: Retour en province (Niort) , reprise sur marathon (Rotterdam
2000)
2001: Marathon de Londres
2004: Vice-champion du limousin de cross-country v1
2005: Champion du limousin de cross-country v1
Records personnels :
1500m : 4'11" (Limoges 1994)
3000m: 8' 51" (Limoges 1994)
3000m Steeple: 10'02" (Interclubs 1990)
5000m: 15'31" (Bugeat 1994)
10000m : 32'37" (Brive 1994)
10km : 32' 25" (Saint-Médard 2002)
Semi-marathon : 1H 10' 31" (Auch 1994)
Marathon : 2H 38' 52" (Paris 2005)
Palmarès ROUTE :
1er au 20ème Foulées de la Saint-michel
1991;
4ème au semi-marathon de Tulle 1992;
Vainqueur des 9km "Tout Isle court" ;
10ème semi Chatellerault 1994;
8ème semi La rochelle 2001 (Label FFA national)
,
|
|
|
|